La hantise de l’excès de poids

  • 30 juillet 2018
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  • Natacha Leclerc

Depuis plusieurs années, les projecteurs se braquent sur l’excès de poids. Bien que les gens soient au courant du lien avec l’alimentation, la plupart ne savent pas par où commencer et sont laissés à eux-mêmes, sans outil et sans guide. De quoi rebuter la population face au changement parce que lorsque ça semble compliqué et inatteignable, il est beaucoup plus facile de se laisser aller, de dire que c’est trop difficile et que de toute façon ça ne fonctionnera pas. Une belle façon de jouer à l’autruche.

Retournons au commencement. En fait, l’industrie agro-alimentaire a vraiment commencé à influencer sur la population au milieu des années 70. C’est alors que les habitudes alimentaires ont commencé à changer. Coïncidence ou non, c’est aussi dans la même période que le syndrome métabolique est apparu.

Selon les données de l’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ), au Québec, la prévalence à l’obésité a doublée en 25 ans (Lamontagne et coll., 2012). En 2013-2014, elle atteint un niveau record de 18% chez l’adulte, soit pratiquement un adulte sur cinq! L’Institut Universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec parle même de plus d’un adulte sur cinq maintenant, dont moins de 5% seraient réellement relié à un problème exclusivement génétique.

Heureusement, la progression de l’obésité semble ralentir depuis quelques années, sans toutefois rebrousser chemin. Malheureusement, la proportion de Québécois obèses devrait continuer d’augmenter et devrait atteindre entre 21 et 26% (Lo et coll., 2014).

Le plus alarmant c’est que l’obésité ne semble pas être un problème isolé aux Québécois. Elle est présente tout autant en Chine, au Japon, en Nouvelle-Zélande, en Australie, aux États-Unis, qu’au Brésil ou en Colombie. On dit que l’obésité est considérée comme une épidémie depuis 1998. Elle se classe parmi les plus importants problèmes de santé publique menaçant l’humanité, selon la Chaire de recherche sur l’obésité de l’Université Laval, et les chiffres ne cessent d’augmenter!

Plusieurs aliments, déséquilibres et/ou mauvaises habitudes de vie peuvent être pointés du doigt pour expliquer la tendance à la hausse de l’obésité mondiale. En attaquant de front l’alimentation, déjà nous nous assurons d’offrir les nutriments nécessaires à notre corps pour qu’il puisse fonctionner à son plein potentiel. Ce faisant, il pourra brûler lui-même, et de façon saine, le gras excédentaire.

Inutile de courir chercher le dernier régime à la mode. Le but n’étant pas de suivre un régime mais plutôt d’adopter un mode de vie sain et équilibré qui nous permet de vivre pleinement et dans la santé que notre corps peut nous offrir. Il faut toujours se rappeler que l’organisme est fait pour être en santé, dans la mesure où on lui donne les outils et les conditions favorables à cet état.

Commençons par manger une variété de légumes colorés, réduisons notre consommation de protéine animale, supprimons le sucre raffiné de notre alimentation, mangeons entier et le moins transformé possible puis prenons le temps de cuisiner!

Bonne santé!

Natacha Leclerc, N.D. Naturopathe

Natacha Leclerc

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