
Tu t’es déjà surprise à te resservir même si t’étais plus vraiment affamée… juste parce que « tout avait l’air bon » ?
Ou à manger plus que ce que t’avais prévu, simplement parce qu’il y avait plein de variété devant toi ?
C’est pas que t’as pas de volonté.
C’est que ton cerveau, lui, fait exactement ce pour quoi il est programmé : répondre à la nouveauté et à la stimulation.
Aujourd’hui, on va voir pourquoi trop de choix peut embrouiller tes signaux de satiété… et te pousser à manger bien plus que ce dont ton corps avait besoin.
L’effet du buffet : quand la variété stimule l’appétit
Plus tu as de choix devant toi, plus ton cerveau est excité.
C’est ce qu’on appelle l’effet du buffet : une réponse exagérée du cerveau à la diversité sensorielle.
Chaque nouveau goût, texture ou couleur relance ton intérêt.
Et cette stimulation constante fait monter la dopamine, la molécule de la motivation.
Résultat ? Même si ton estomac est plein, ton cerveau, lui, veut encore jouer.
Les études montrent que dans un contexte de buffet, on peut consommer jusqu’à 40 % plus de nourriture comparé à un repas plus simple et structuré.
Densité énergétique + variété sensorielle = piège
Et là, entre en scène les aliments ultra-transformés.
Colorés, croustillants, fondants, sucrés, salés… ils sont conçus pour hijacker ton cerveau.
Cette combinaison de saveurs intenses, de textures contrastées et de densité énergétique élève ton niveau de stimulation à un point tel que ton cerveau est littéralement en surcharge.
Il reçoit des signaux qui disent :
➡️ “Encore !”
➡️ “Y’a autre chose à goûter !”
➡️ “C’est pas le temps d’arrêter !”
Mais pendant ce temps, les signaux de satiété (comme la leptine ou la ghréline) sont mis à l’arrière-plan.
Ton corps aurait dit “stop”, mais ton cerveau est trop occupé à répondre à la fête sensorielle.
Trop de décisions, trop de fatigue mentale
Ce que peu de gens réalisent, c’est que prendre des décisions, ça épuise.
Chaque choix – même mineur, comme “prends-tu la salade de couscous ou celle aux pommes et noix” – gruge ton énergie mentale.
C’est ce qu’on appelle la fatigue décisionnelle.
Et plus t’es mentalement fatiguée, plus tu bascules en mode pilote automatique.
Et là, tu manges non pas par besoin… mais parce que c’est là.
La simplicité comme outil puissant
Le remède ?
Pas une restriction extrême. Pas une guerre contre la nourriture.
Juste… simplifier.
Quand tu réduis la variété dans ton assiette, ton cerveau se calme.
Ton corps peut recommencer à envoyer des signaux clairs.
Et tu redécouvres ce que ça veut dire avoir assez mangé.
5 stratégies concrètes pour retrouver ton pouvoir
1. Reviens à des repas simples
Une protéine, un légume, un glucide… pas besoin de 12 options par repas.
2. Structure tes repas
Mange à heures régulières. Ton corps aime la stabilité.
3. Ralentis pour ressentir
Donne à ton cerveau le temps de recevoir le message de satiété (environ 20 minutes).
4. Observe après un repas
Était-ce la faim ou juste l’envie ? Était-ce satisfaisant ? Tu vas apprendre énormément juste en te posant ces questions.
5. Fais du ménage dans tes déclencheurs visuels
Moins d’aliments visibles = moins de stimulation = moins d’envies automatiques.
En résumé
T’es pas brisée si tu manges plus quand y’a plein de choix.
T’as pas un problème de volonté.
Ton cerveau réagit exactement comme un cerveau normal dans un monde trop stimulant.
Mais t’as aussi le pouvoir de simplifier, de structurer et de te reconnecter à tes signaux internes.
Pas pour te priver, mais pour reprendre les rênes avec bienveillance.
Et si t’as envie d’approfondir ces mécanismes pour te sentir en paix avec ton alimentation, va écouter l’épisode 3 de mon podcast.
Pas folle, juste mal comprise – disponible sur YouTube 🎧
Bonne santé,
Natacha Leclerc, Naturopathe & Entraîneuse
#SoisUneLicorneDansUnMondeDeChevaux
#PasFolleJusteMalComprise
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