Les troubles anxieux

En 2017 au Québec, 50% plus de jeunes âgés entre 6 et 20 ans ont reçu une prescription d’antidépresseurs par rapport à il y a 4 ans. C’est 12 534 en 2017 contre 8476 en 2013 selon les statistiques obtenues auprès de la Régie de l’assurance maladie du Québec. Sachant que le régime public ne couvre que 44% de la population, il y a fort à parier que les données soient encore plus élevées.1 Qu’en est-il des solutions? Comment pourrions-nous aider nos jeunes? Comment pourrions-nous les outiller afin qu’ils puissent être maître de leur santé?

D’abord et avant tout, il faut prendre conscience que la maladie ça ne s’attrape pas. Ce n’est pas quelque chose que l’on ne voit pas venir. Au contraire, le corps donne plusieurs signaux d’alarme avant d’atteindre la maladie. Le problème est que, dans la société d’aujourd’hui, les gens n’ont pas appris à écouter leur corps et écouter ses mises en garde. Tout le monde vit à un rythme fou en essayant de joindre les deux bouts, mais à quel prix?

Évidemment, il y a une nuance entre troubles anxieux et dépression mais pourtant, aucune différence n’est faite au niveau de la médicamentation. Les antidépresseurs sont donnés autant au premier groupe de personnes qu’au deuxième.

Concrètement, que pouvons-nous faire pour gérer notre stress? Pour minimiser les impacts du stress sur notre corps? La réponse est relativement simple : les saines habitudes de vie!

Le psychologue Donald A. Tubesing compare le stress à la tension d’une corde de violon. Il faut qu’il y ait suffisamment de tension pour créer la musique, mais pas trop pour éviter que la corde ne se brise. C’est le même principe pour le corps qui est fait pour gérer un certain stress, mais pas en excès.

Le stress aigu et le stress chronique ont deux actions distinctes sur le métabolisme. Le stress spontané est beaucoup moins dangereux qu’un stress continu, aussi petit soit ce dernier. Lorsque le stress est toujours présent, comme le corps est constamment en état d’alerte, il s’épuise. En résulte des problèmes comme l’insomnie, l’hypertension, les problèmes inflammatoires (asthme, les douleurs articulaires diverses…), l’irritabilité, la dépression, les ulcères, les reflux, les brûlures d’estomac, etc.

On peut arriver à gérer le stress et en réduire les effets en faisant de l’exercice physique quotidiennement (une simple marche de 30 minutes à l’extérieur fait très bien l’affaire), des techniques de méditation, de relaxation et de respirations, des modifications d’attitude (la pensée crée, soyons positifs!), et des améliorations au niveau de l’alimentation (beaucoup de légumes, des protéines et des féculents à chaque repas).

Pourquoi en améliorant votre alimentation vous pouvez mieux gérer votre stress et ses impacts sur le corps? Parce que la réponse combat-fuite accélère le processus métabolique qui augmente aussi le besoin de certaines vitamines, surtout celles dont le réapprovisionnement doit se faire quotidiennement et c’est les cas des vitamines du complexe B et de la vitamine C, qui forment l’élément principal de tous les suppléments vitaminiques anti-stress.

En plus des saines habitudes de vie, il est également possible de s’aider un peu plus rapidement en utilisant des suppléments. On ne peut pas passer à côté d’un complexe B avec vitamine C qui nourrissent le système nerveux et les glandes surrénales mais nous pouvons également utiliser le magnésium, qui est très relaxant, et des plantes dites « adaptogènes » et calmantes. Ce sont des plantes qui aident à faire face à un stress immédiat, elles aident à « s’adapter » à la situation. Plusieurs sont excellentes comme la camomille, le houblon, la passiflore, la valériane et le ginseng sibérien.

En conclusion, une adaptation du mode de vie afin de fonctionner à un rythme décent pourrait grandement améliorer l’état psychologique et émotionnel de notre société. Amorcez un changement et le reste va suivre spontanément!

Bonne santé!

Natacha Leclerc, Naturopathe

« Les enfants consomment de plus en plus d’antidépresseurs », Radio-Canada, 8 avril 2018

Natacha Leclerc

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